Retrouvez dans cette partie les réponses aux questions que vous vous posez certainement sur le thermalisme, et qui remettront en cause sans nul doute quelques idées reçues

IDEE N°1 : Quelle est la différence entre la médecine thermale et la thalassothérapie?

Thermalisme et thalassothérapie ne sont pas des synonymes ! Loin de là...

  • Le thermalisme a essentiellement une visée curative.
    Ses effets curatifs sont reconnus médicalement, prouvés scientifiquement et utilisés dans le traitement de pathologies diverses.
    De fait, lors d'une cure thermale, tous les moyens médicaux et sanitaires sont mis au service du curiste. Ce dernier est alors soumis à une surveillance médicale sur toute la durée de la cure thermale, effectuée par un médecin spécialiste et les soins sont dispensés par des spécialistes (kinésithérapeutes, hydrothérapeutes, infirmiers...).
    Enfin, le thermalisme utilise des eaux minérales aux caractéristiques chimiques naturelles qui traitent des pathologies particulières.
  • La thalassothérapie a essentiellement une visée préventive et relaxante.
    Elle tire ses bienfaits de l'environnement marin (algues, climat, boue marine) et utilise uniquement de l'eau de mer. Sur le plan de la réglementation, la thalassothérapie ne bénéficie d'aucune prise en charge par l'Assurance Maladie.


IDEE N°2 : Les eaux des stations thermales ont-elles toutes les mêmes propriétés ?

Non, toutes les eaux des stations thermales n’ont pas les mêmes propriétés. Sur le plan chimique, au-delà des trois éléments de base (bicarbonates, sulfures, sulfates, chlorures, oligo-éléments et éléments rares), en fonction de nombreux paramètres, notamment géologiques, les eaux thermales contiennent également plus ou moins de minéraux (calcium, magnésium, sodium, potassium), d’halogènes (brome, iode, fluor…) et de métalloïdes (oligo-éléments), ainsi que des éléments radioactifs. L’homme est lui-même composé de ces divers éléments. C’est pourquoi ils jouent un rôle capital dans le cycle des réactions biochimiques de l’organisme. Bien que mineurs en quantité, ils font la particularité de chaque eau et sa capacité à soigner les pathologies pour laquelle elle est utilisée.


IDEE N°3 : Quels sont les mécanismes d’action de la cure thermale ?

Les mécanismes d’action des cures thermales sont liés aux particularités géologiques des produits thermaux naturels utilisés, mais également à l’environnement proposé dans les établissements thermaux.

Les produits thermaux
Ils sont à base d’eaux thermales et sont déclinés sous plusieurs formes : eaux, vapeurs, boues ou gaz.
Selon leur composition chimique naturelle et leur administration (en soins externes, sous forme de massage, de bains, de douches…), ils agissent sur les douleurs, la détente musculaire, la souplesse articulaire et dermique, l’appareil respiratoire ou la santé globale, mentale et physique.
Les soins prodigués participent également aux effets curatifs de la cure thermale : ils sont adaptés pour traiter spécifiquement chaque pathologie et personnalisés selon les patients. Par exemple, les douches pénétrantes assurent une détente générale, les aérobains ont une action relaxante, les massages secs ou sous eau thermale assurent une décontraction musculaire, les bains hydromassants favorisent le relâchement des muscles et sont anti-stress. Les applications de boues ou d’algues, outre leur effet sédatif, assurent une détente globale pouvant aller jusqu’à la somnolence. Les étuves qui utilisent localement la vapeur d’eau thermale agissent comme un décontracturant sur les poignets, mains, chevilles ou colonne vertébrale.


Un environnement favorable
Au-delà des produits thermaux, les mécanismes d’action de la cure thermale sont également liés à des soins complémentaires spécifiques ainsi qu’à la nature même de l’environnement de la cure thermale.

  • L'éducation à la santé. La cure est un moment de disponibilité qui permet l'assimilation des messages de santé publique, l'acquisition de connaissances et de savoir-faire qui seront utiles à la prévention ou à la prise en charge de la pathologie.
  • L'éducation thérapeutique. De plus en plus de stations thermales proposent des outils d’amélioration des savoirs en santé : stages sur des thèmes spécifiques, conférences grand public ou encore programmes de prévention et d’éducation thérapeutique du patient. Ces programmes, devant répondre à des cahiers des charges nationaux, se développent autour de pathologies précises. L’objectif est de permettre aux malades d’engager un travail de fond pour comprendre leur pathologie et appréhender les caractéristiques d’une hygiène de vie. Le curiste devient alors acteur à part entière de sa prise en charge, dans un environnement fait pour apprendre à vivre avec une maladie longue. Les stations thermales ont mis en place des programmes d'éducation thérapeutique du patient agréés, dédiés à des maladies chroniques (surpoids, syndrome métabolique, fibromyalgie, asthme, troubles veineux, polyarthrite rhumatoïde,...).
  • Des activités de détente. Le temps de repos fait partie intégrante de la démarche thérapeutique. Entre deux soins, le curiste doit s’allonger, dans une salle réservée à cet effet, assurant la détente et le prolongement des soins. Par ailleurs, en dehors des soins de cure, les curistes profitent des activités offertes par les stations thermales : marches collectives ou individuelles sur sentiers balisés, cyclisme, gymnastique douce, aquagym, sophrologie, yoga, tai-chi,...
  • Une rupture avec le quotidien. Le temps de cure permet au malade chronique de couper avec sa vie familiale et professionnelle. C’est une césure bénéfique sur le plan psychologique qui entraîne une détente loin du stress du quotidien.


IDEE N°4 : En utilisant de l’eau non minérale dans les soins, obtient-on les mêmes effets ?

Non, les effets des cures thermales sont directement liés aux compositions chimiques des eaux minérales des sources qu’elles exploitent. Une eau est déclarée minérale lorsque, jaillissant d’une source identifiée, elle possède de caractéristiques physico-chimiques déterminées et constantes, une pureté microbiologique et a démontré l’existence d’un bénéfice pour la santé. Selon son faciès physico-chimique, l'eau sera utilisée pour une ou plusieurs orientations thérapeutiques spécifiques.
Il existe ainsi en France environ sept cents sources d’eau minérales répertoriées et utilisées dans la centaine de stations thermales françaises.


IDEE N°5 : Y a-t-il des bénéfices à long terme ?

Oui, les bénéfices des cures thermales sont observables sur le long terme. Il s’agit même de la vocation de la médecine thermale : efficace, pour longtemps !
Elle est une véritable réponse face aux maladies chroniques : les résultats des différentes études menées ont démontré l’efficacité du service médical rendu de la crénothérapie, non seulement par les soins prodigués mais par les conditions de prises en charge et par l’éducation thérapeutique du patient.


IDEE N°6 : Les effets scientifiques sont-ils démontrés

Les effets scientifiques des cures thermales et des soins délivrés par les établissements thermaux sont régulièrement étudiés. Une association scientifique dédiée au thermalisme, l’AFRETH a pour but de promouvoir la recherche scientifique appliquée à l’activité des établissements thermaux, et notamment la recherche médicale.
La recherche scientifique est de plus en plus active autour de la médecine thermale (25 études ont été menées en 2010) et démontre l’efficacité du service médical rendu de la crénothérapie, non seulement par les soins prodigués mais aussi par les conditions de prise en charge et par l’éducation thérapeutique du patient.


IDEE N°7 : Qui paie les cures thermales ?

Les cures thermales sont prises en charge par les régimes nationaux d’assurance maladie.

  • 65 % des frais liés aux soins thermaux et 70 % des soins médicaux sont remboursés en cas de prise en charge,
  • Les 35 % restants sont à la charge du patient, mais peuvent être versés par une mutuelle.
  • Les frais d'hébergement et de transport sont pris en charge partiellement par la sécurité sociale sous conditions de ressources. Les cures à l'étranger ne sont, en principe, pas prises en charge par la sécurité sociale.


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